Épidémiologie 1ère étude

11/04/2016

Epidémiologie de l'Endométriose en France: une étude de grande taille, à l'échelle nationale

Publié en ligne 2016 11 avril:

Cette étude nationale est la première étude française pour estimer la prévalence de l'hospitalisation pour un diagnostic principal ou associé à l'endométriose dans chaque région du pays (0,4% à 1,6%). Elle a révélé une tendance significative à une augmentation des hospitalisations pour l'endométriose, en France, avec le temps.

Cette étude fournit également des informations sur la proportion relative des procédures pour les différents types d'endométriose et aborde la question de réhospitalisation. Ce travail peut être considéré comme la première des nombreuses études épidémiologiques les plus détaillées de l'endométriose en France, afin d'étudier les facteurs de risque et d'évaluer le coût de l'endométriose en France.

Nous avons cherché à évaluer la prévalence de l' hospitalisation pour l' endométriose dans la population générale en France et dans chaque région française et décrire les tendances temporelles, les taux de réhospitalisation et la prévalence des différents types d'endométriose.

Les analyses ont été effectuées sur des données de sortie de l'hôpital français et a couvert la période 2008-2012 et une population de 14,239,197 femmes en âge de procréer.Dans cette population, la prévalence de l' hospitalisation pour l' endométriose était de 0,9%, allant de 0,4% à 1,6% entre les régions. L'Endométriose affecte 1,5% des femmes hospitalisées en âge de procréer, allant de 1,0% à 2,4% entre les régions. Le nombre de patients hospitalisés pour une endométriose a considérablement augmenté au cours de la période d'étude ( p <0,01). Parmi ceux - ci, 4,2% ont été réhospitalisé au moins une fois à un an: allant de 2,7% à 6,3% entre les régions. Le taux de réhospitalisation cumulatif à 3 ans était de 6,9%. Les types d'endométriose selon les procédures mises en œuvre ont été les suivants: l' ovaire (40-50%), péritonéale (20 à 30%), l' intestin (10-20%) et de l' uretère ou de la vessie (<10%), avec des différences significatives entre les régions. Ceci est la première étude épidémiologique détaillée de l' endométriose en France.

D'autres études sont nécessaires pour évaluer les raisons de la prévalence croissante de l' endométriose et des différences significatives dans la prévalence régionale de cette maladie.